Rendez-vous chez mon Psy du travail imaginaire [PTI]

Commençons par une check-list

– Retrouver sa moitié et ne plus la quitter : check √ !

– S’adapter lentement mais sûrement au pays d’accueil : check √ !

– Faire l’effort de parler la langue  et aimer ça : check (pas couramment mais presque alors check quand même) √ !

– Rencontrer des allemands, des français, des canadiens, des néerlandais, des américains, des colombiens, des syriens, des irakiens, des afghans… bon la liste est un peu longue, on va s’arrêter là : check √ !

– Faire de tous les jours un jour heureux : check √ !

– Le summum du summum ? Reprendre une activité professionnelle pour être encore plus heureux : pas check ici  mais il faut que cela soit check !  

Par contre, je ne sais pas comment faire pour que ce point soit check. Vous me direz : « ben cherche ma vieille ! ».

search-1013910_1280

Et bien je cherche Madame et Monsieur qui me lit ! Cependant une question m’obsède : qu’est ce que je veux vraiment faire ?

J’ai bien une idée de ce que je veux faire à minima et de ce que je ne veux pas faire à maxima.

Puis je me suis vue chez mon « psy du travail imaginaire » [PTI] :

PTI : Bon alors ma petite dame, que puis-je pour vous ?

Moi : Comment vous expliquez et par où commencer ? Voilà, je suis pleinement satisfaite de ma vie de famille. Nous sommes trois, Dr. G, Toutou et moi. Inutile de vous préciser ici que mon PTI sait qui sont ces personnes. Oui parce qu’il connait toute ma famille. Oui je suis une tarée. Nous rigolons tous les jours comme des gamins. C’est chouette non ? Et puis, je prends plaisir à prendre du temps pour moi. Mais aujourd’hui je trouve que CE TEMPS est un peu trop long. Non pas que je n’aime pas rester à la maison et tout et tout hein ! Il me manque juste un petit truc pour atteindre le « Nirvana » du « je kiffe ma life ».

PTI : hum, je vois… Bon en fait il ne voit rien du tout. De plus, il s’en bat un peu les reins de mes histoires. Mais dans ma tête, c’est ce qu’il me dit. Vous voulez travailler donc ?

Moi : Ah super vous me comprenez ! Parce qu’en fait en vous parlant j’ai eu peur de vous perdre. Oui j’aimerai bien reprendre une activité professionnelle. La perspective de travailler en allemand réveille mes angoisses d’estomac mais je me sens de le faire. Je vais tout donner. C’est bon je suis prête.

PTI : Mais vous savez ce que vous voulez faire au moins ?

Moi : … ben… euh… j’ai envie de rédiger. En fait, je ne veux plus faire ce que je faisais avant. Enfin si mais juste un peu, juste rédiger. Ah oui ! J’ai aussi envie de faire quelque chose de mes dix doigts. C’est bien ça je trouve. Cela va être un peu compliqué puisque niveau création mon niveau frôle le 0. Je peux essayer pour voir…

PTI : humm, je vois… Il ne voit toujours rien bien entendu. Ce que je comprends en vous écoutant…

Moi : Oui ? Dis-je avec les yeux grands ouverts, toute ouïe.

PTI : c’est que vous êtes perdue !

Ah ben merci PTI, vous m’avez été d’une grande aide ! Une conclusion toute en finesse ! Attendez, je vais vous régler en euros imaginaires et je vous donne un petit pourboire aussi. Si si j’insiste, nous sommes en Allemagne tout de même.

Sans rire, je suis à ce stade maintenant. Voilà ce qu’il se passe dans ma tête. Je ne me ronge pas la tête là dessus mais tout de même. Peut-être faudrait-il que je prenne un papier et un crayon et que je fasse, à la bonne vieille méthode, un tableau « je veux » / « je ne veux pas ». Qu’en pensez vous ? Des conseils ? Je suis consciente que cet article ne sert peut-être à rien. Et peut-être que si. Dans tous les cas, il m’a fait du bien.

Je vous souhaite un excellent weekend !

Vous aimerez aussi

Pas de commentaire

  1. Un truc qui m’avait beaucoup aidé à un moment où je songeais à une reconversion professionnelle (que j’ai finalement faite) et qui m’avait été conseillé par une coach : prendre la liste de tous les métiers listés à l’Onisep, tous les lire, et noter en vrac ce qui me paraissait « pas mal », qui me tentait plus ou moins, où je pouvais me dire « pourquoi pas » sans me censurer pour des questions de « j’ai pas la formation », « c’est pas possible », « ça paye pas assez » ou je ne sais quoi. Et une fois cette liste personnelle de métiers possible faite, faire un tri en fonction de ce qui est possible/faisable et de ce qui fait le plus envie… Une fois qu’on a trouvé le ou les métiers qui émergent vraiment (envie++ et faisable à des conditions acceptables), ya plus ka…
    Et si tu veux échanger un peu plus sur le sujet, n’hésite pas à m’envoyer un petit mail 😉 Bises et courage !

  2. Comme je te comprends et je me reconnais il y a quelques mois ! Ce n’est vraiment pas un moment facile, où tout est remis en question. Ce que j’ai fait? J’ai postulé, j’ai passé des entretiens pour m’entraîner et me rendre compte de ce que je voulais ou pas, pour finalement saisir l’opportunité qui me correspondait le plus.
    Je pense que ça peut être une bonne solution pour toi aussi, tu postules un peu comme ça pour voir où ça mord, si tu passes les entretiens, tu vas pratiquer ton allemand et voir la réaction des recruteurs, et peut être que tu tomberas sur un job qui te plait vraiment 🙂
    Je te souhaite vraiment bonne chance et bon courage !
    PS : il consulte au Canada ton psy imaginaire ? 😉

    1. Je pense qu’il peut consulter au Canada… Je suis en train de me faire un tableau des offres d’emploi qui « m’attirent un peu » et des « offres qui m’attirent mais sans plus »… on va aussi tester comme ça !! Merci !!

  3. Hello !

    J’aime beaucoup le ton de ton article 🙂 J’ai l’impression de me lire au niveau de la partie avec ton psy imaginaire haha. On dirait moi pendant ma période de réflexion solitaire lol ! Pour espérer tomber sur un métier qui pourrait te plaire et te correspondre, je te conseille de lister toutes tes qualités (sans censure) et tes défauts, tes compétences (sans te sous-estimer), de regarder les fiches de postes qui existent sur les sites de recrutement et tu regardes les missions qui pourraient te plaire surtout ! Tu vois ensuite si tout ça peut correspondre avec ce que tu aimes faire, ce que tu sais faire et ce qui t’attirerait. 🙂

    Puis si tu bloques à un moment donné, faut pas en rester là. Il faut que tu vois si c’est possible d’avoir une formation etc pour atteindre le métier qui t’intéresserait.

    On n’a qu’une vie et plein d’opportunités. On n’échoue jamais, on ne fait qu’apprendre. 🙂

    xoxo
    Sara

    1. Ahah merci… je ne savais pas du tout comment aborder ce sujet et je me suis dit que comme ça c’était plus marrant :). Apprendre c’est top mais parfois c’est épuisant :/ !

      1. C’est sûr qu’apprendre peut être épuisant .. mais bon, comme on le dit souvent, c’est en se donnant les moyens d’y arriver et de s’accrocher qu’on peut être satisfait d’avoir réussi ! 🙂

        Courage.

Laisser un commentaire