Travailler en Allemagne #4 : l’entretien d’embauche en allemand

*c’est le moment où ton corps fait des tremblements étranges et à des endroits inconnus !

Je le savais mais je ne m’y étais pas encore faite 😉 . Parfois on se dit : oh peut-être que la personne qui me recevra parlera français ! Ma grande tu rêves un peu là, réveilles toi ! A partir du moment où tu postules en allemand, tu devras passer les entretiens… en allemand.

Alors voilà, j’ai passé des entretiens… en allemand. Rassurez-vous j’y ai survécu. Je ne vous cache pas que mon corps a tremblé, que mon cœur a battu un peu plus vite que d’habitude et que… ben j’avais mal à la racine de mes cheveux. Oui c’est tout à fait possible, ne riez pas.

Pour la petite histoire, mon tout premier Vorstellungsgespräch (entretien d’embauche) s’est passé sur skype et heureusement que la personne au bout de la vidéo ne pouvait pas voir en dessous de mon buste. Ce jour là, j’avais demandé à Dr. G de rentrer à la maison et d’être tout proche de moi. Sa présence m’a beaucoup rassurée. A la fin de l’entretien, nous étions tous les deux émus parce que j’avais passé cette première étape haut la main. Je me suis faite comprendre et j’ai compris. Bon je n’ai pas été prise mais je l’ai fait. Ca c’est le plus important non ?

Bien entendu avant de me faire comprendre et de comprendre, j’ai dû préparer ces entretiens. Pour cela, j’ai fait plusieurs recherches sur Internet. Du genre : « préparer un entretien d’embauche en Allemagne », le truc basique quoi.

En lisant quelques articles, j’ai noté que l’entretien en Allemagne se rapprochait beaucoup du fonctionnement français. Certains indiquaient : « à quelques différences près » dont notamment le « vous ne décidez pas de la direction de l’entretien ». Je me suis donc mis un stress ++ pendant mes préparations. Paraît-il que cela stimule bien.

Et au final comment cela s’est passé ? Et bien comme pour les entretiens en France on vous pose des questions et effectivement le recruteur décide de ce qu’il veut entendre ou non. J’ai dû préparer une dizaine de questions. Sur cette dizaine de questions quatre ou cinq ont été posées lors des entretiens.

Alors quelles sont les questions que j’ai préparé ? Je vous liste ci-dessous les principales.

Ich bin (qui suis-je)

L’objectif ici est de se présenter et d’expliquer, pour ma part, pourquoi je vis en Allemagne et depuis combien de temps. Dans cette partie j’ai aussi indiqué que je prenais des cours d’allemand. Cela ne veut pas dire que vous êtes une nullité mais cela montre que vous faites des efforts pour vous intégrer. Je vous avoue que ce point a toujours été bien perçu chez mes interlocuteurs.

Ich kann (ce que je sais faire)

Ici, il faut parler de votre CV. J’ai expliqué où j’ai travaillé,  ce que je savais faire et depuis combien de temps. Pour cette partie, j’ai beaucoup travaillé sur l’utilisation du « vocabulaire professionnel allemand » en lien avec mon métier. J’ai dessinais un tableau avec tous les mots professionnels que j’utilisais lors de mes anciens emplois en France et j’en ai fait la traduction. Le truc qui m’a pris deux/trois pages mais c’est important.

Warum uns (pourquoi avoir postulé ici et pas ailleurs) ? / Was wissen Sie über uns (que savez-vous de nous) ?

Comme en France, il faut bien se renseigner sur l’entreprise. Dans le cadre de mon métier (parce que j’ai postulé à des offres dans le secteur des relations presse et des relations publiques), je me suis beaucoup intéressée aux actualités de l’entreprise, les derniers communiqués de presse et à ses grandes thématiques de communication.

Warum sind Sie die Richtige (pourquoi je suis le bon candidat) ?

Ici j’ai joué sur mon expérience.

Les fameux : wo liegen Ihren Stärken/Ihre Schwächen (qualités/défauts) ?

Le truc que vous ne préparez presque jamais. je ne les préparais pas parce que je n’y pensais pas…
Là je l’ai fait parce qu’allez trouver les mots de vocabulaire en allemand en plein stress.

Bon je pense que je vous ai listé les principales questions. J’en ai préparé d’autres mais en lien avec mon activité. Je vous conseille également de penser à toutes les questions que les recruteurs français vous ont posées, ça aide. Combien de temps j’ai pris pour la préparation ? Deux jours !!! J’ai lu et relu mes réponses, je me suis mise à parler à mon miroir, j’ai révisé comme si c’était un examen et j’ai même, je crois, rêvé de ces questions (oui oui je vous assure).

Petit clin d’œil à la chanson « I’m a Superman Woman » de Sophie Hunger qui me donne la patate.

Point à date de mon côté : je dois passer un second entretien dans une même entreprise et croise les doigts. Vous les croisez avec moi ou m’envoyez vos énergies positives ? 

Et pour vous ? Comment cela se passe dans votre tête, dans votre corps dans ce cas là ? Ou comment cela se passe par chez vous ?

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Entretiens d’embauche en allemand, quelques liens :

Connexion-emploi : les 10 questions  / les 10 conseils / les 10 plus belles boulettes
Eurorekruter : un entretien sur skype

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4 commentaires

  1. Oh ben oui je croise les doigts et je t’envoie plein de bonnes ondes pour ce deuxième entretien. Par ici j’ai évité l’entretien en chinois (note que j’aurais été bien en peine de dépasser « bonjour, je m’appelle Tara », ça faisait un peu court… mais je me suis lancée dans l’entretien d’embauche en anglais, et c’est vrai que ça fait pas mal monter le stress (moi aussi j’ai répété, pas devant mon miroir mais presque ;-)).
    Fingers and toes crossed !

    1. Merci ! Danke danke… j’ai mon second entretien demain avec le Geschaftführer. Il faut vraiment que j’invite un boitier qui me permette de parler trop bien et de trouver tout de suite mes mots ahahah. Tschüßi auch 😉 und bis bald !

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